Le Conseil Local de la Jeunesse de la Chefferie des Bombo (CLJ-BOMBO) a lancé une alerte sécuritaire ce mardi 26 mai au sujet de la présence présumée des rebelles des ADF aux alentours du village de Muchacha, dans le groupement Enjewa, ainsi qu’à proximité du village Basiri, dans le groupement Basiri, en chefferie des Bombo, dans le territoire de Mambasa.
Dans une déclaration rendue publique, le président du CLJ-BOMBO, Maurice Bangulu Nkone, affirme que trois personnes ont été enlevées le samedi 23 mai 2026 à Muchacha par des hommes armés identifiés comme des combattants ADF. Depuis cet enlèvement, aucune information n’est disponible sur leur destination ni sur leur état de santé, ce qui suscite une vive inquiétude au sein de la population locale.
Le conseil des jeunes déplore une détérioration continue de la situation sécuritaire dans cette partie du territoire, marquée par des enlèvements répétés, des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.
« Nous en avons assez de compter les personnes enlevées, les morts et les dégâts causés par les ADF dans notre chefferie. Trop, c’est trop », dénonce le CLJ-BOMBO..
Outre l’insécurité, l’organisation citoyenne condamne également la prolifération des barrières sur l’axe routier menant vers Muchacha. Selon le CLJ-BOMBO, les conducteurs de motos-taxis et les passagers seraient contraints de verser entre 2 000 et 5 000 francs congolais à chacune des six à sept barrières installées le long de cette route, une situation qui accentue les difficultés économiques de la population.
Face à cette situation, le Conseil Local de la Jeunesse appelle le gouvernement provincial à prendre des mesures urgentes afin de restaurer la sécurité et garantir les droits fondamentaux des habitants de Bombo, notamment l’accès à leurs champs et à leurs moyens de subsistance.
Le CLJ-BOMBO recommande également aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) de renforcer les opérations militaires contre les ADF afin de mettre fin à leur présence dans les villages et les zones agricoles de la chefferie.
Malgré le climat de peur, les jeunes de Bombo affirment leur attachement à leurs terres et leur volonté de reconstruire les villages affectés une fois la paix rétablie.
Enfin, le CLJ-BOMBO invite la population à faire preuve de vigilance, à signaler tout mouvement suspect et à éviter toute collaboration avec les groupes armés responsables de l’insécurité dans la zone.
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