La Société civile Forces vives du territoire de Mambasa a restitué, samedi 4 juillet, les conclusions de sa mission effectuée la veille à Epulu, Station de la Réserve de faune à okapis (RFO). Cette délégation composée de sa coordination et des structures de la jeunesse, s’était rendue sur place afin de rencontrer les gestionnaires de la réserve et de vérifier des informations relayées au sein de la population faisant état de la disparition des okapis de cette aire protégée.
Au terme de la visite des installations de conservation, les membres de la délégation affirment avoir constaté la présence de trois okapis dans l’enclos de la réserve, dont une femelle et deux mâles. Selon eux, cette observation met fin aux rumeurs évoquant l’absence de cette espèce emblématique au sein de la RFO.
« Nous avons voulu vérifier ces informations qui suscitaient beaucoup d’interrogations dans la communauté. Après notre visite, nous avons effectivement constaté la présence de trois okapis. Il était important de rétablir la vérité », a déclaré Mungeni Yuma Imurani, coordonnateur de la Société civile Forces vives du territoire de Mambasa, au micro de MAMBASANEWS.CD.
Les échanges avec les responsables de la réserve ont également porté sur plusieurs défis auxquels fait face l’aire protégée, notamment le braconnage, l’exploitation minière illégale et les difficultés socio-économiques des communautés riveraines. Pour la Société civile, ces facteurs alimentent les tensions entre les populations locales et les gestionnaires de la réserve.
Au cours de cette rencontre, la coordination de la Société civile a plaidé pour un renforcement des opportunités économiques en faveur des communautés vivant autour de la réserve. Elle recommande notamment la création d’emplois et la mise en place des activités génératrices de revenus (AGR) afin de favoriser une meilleure cohabitation entre les impératifs de conservation de la biodiversité et les besoins des populations.
La délégation a également insisté sur la nécessité d’une plus grande implication des organisations locales de Mambasa, Wamba et Watsa dans les projets de conservation et de développement mis en œuvre dans la région.
Abordant la question des droits humains, Mungeni Yuma Imurani a rappelé que la lutte contre les activités illégales dans la réserve devait s’effectuer dans le strict respect de la loi. Il a insisté pour que toute personne soupçonnée d’une infraction bénéficie des garanties prévues par les textes légaux, sans être soumise à des mauvais traitements ou à la torture.
La coordination de la Société civile Forces vives du territoire de Mambasa s’est enfin félicitée de l’esprit d’ouverture des gestionnaires de la Réserve de faune à okapis. Elle estime qu’un dialogue permanent entre les différentes parties prenantes demeure indispensable pour renforcer la conservation de la biodiversité tout en tenant compte des intérêts légitimes des communautés locales.
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