À Mambasa, dans la province de l’Ituri, le Conseil Territorial de la Jeunesse (CTJ) est monté au créneau ce dimanche 24 mai 2026 pour dénoncer ce qu’il qualifie de « pillage nocturne » des ressources minières au site MAPEDA. Dans une déclaration officielle signée par son président a.i, OMBA HEMEDI OXOSON, la structure accuse plusieurs autorités locales, dont un officier de police, un magistrat et un responsable du parquet, d’avoir participé à une exploitation illégale d’or malgré la suspension des activités minières sur ce site.
Selon le CTJ, la Division Provinciale des Mines avait pourtant ordonné la suspension des activités au site MAPEDA à la suite de rapports techniques émis par le SAEMAPE et le Service des Mines de Mambasa. Ces services auraient signalé l’existence d’activités clandestines et frauduleuses menées principalement pendant la nuit.
La jeunesse de Mambasa affirme cependant que dans la nuit du samedi au dimanche 24 mai 2026, plusieurs personnalités censées faire respecter la loi auraient contourné cette mesure administrative pour exploiter illicitement de l’or sur le site concerné. Le communiqué évoque notamment l’implication présumée d’un colonel de la police, d’un magistrat ainsi que du chef du parquet local.
Le CTJ soutient également que les auteurs présumés auraient installé un système de connexion Internet via WiFi afin de coordonner leurs opérations sur la colline où se trouve le site minier.
Dans sa déclaration, l’organisation citoyenne estime que ces actes constituent une violation grave du Code minier de la République démocratique du Congo. Elle rappelle notamment les dispositions relatives aux incompatibilités interdisant aux magistrats, policiers et militaires d’exercer des activités d’exploitation minière.
Le Conseil Territorial de la Jeunesse considère également que l’exploitation d’un site suspendu par les autorités compétentes constitue une activité minière illicite passible de sanctions pénales.
Face à cette situation, le CTJ de Mambasa formule plusieurs exigences, parmi lesquelles :
- L’arrestation immédiate des personnes citées dans cette affaire ;
- La saisie de l’or extrait ainsi que du matériel utilisé ;
- L’ouverture d’actions disciplinaires et judiciaires contre les responsables présumés.
La structure appelle par ailleurs les autorités provinciales et nationales à agir rapidement afin de faire respecter la loi et de préserver les ressources naturelles destinées au développement de la population locale.
Le Conseil Territorial de la Jeunesse par la voie de M. Omba Hemedi Oxosson a enfin salué le travail du SAEMAPE et du Service local des Mines pour les alertes transmises avant les faits dénoncés.
Aucune réaction officielle des autorités mises en cause n’était encore disponible au moment de la publication de cet article.
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