Au camp militaire de la 31ᵉ brigade défense principale basée à Mambasa, l’heure n’était ni à la distraction ni aux discours de convenance. Ce mercredi 27 mai 2026, le commandant du secteur opérationnel de l’Ituri, Bruno Mandefu, a livré une causerie morale ferme, directe et sans détour devant les éléments des FARDC et de la PNC.
Dans une ambiance empreinte de rigueur militaire, le Général-Major Bruno Mandefu a rappelé aux hommes en uniforme les fondements mêmes de leur engagement sous le drapeau. Défense de l’intégrité territoriale, protection de la population et de ses biens jusqu’au sacrifice suprême, respect strict de la discipline et neutralité politique de l’armée : le patron des opérations militaires en Ituri a remis chaque soldat et policier face à ses responsabilités régaliennes.
« La discipline est la mère des armées », a-t-il martelé avec insistance, rappelant que sans discipline, aucune force ne peut espérer vaincre l’ennemi ni gagner la confiance de la population.
Dans un contexte sécuritaire encore fragile en Ituri, le commandant secteur opérationnel a également tapé du poing sur la table concernant l’utilisation des réseaux sociaux pendant les opérations militaires. Une pratique qu’il considère comme dangereuse et incompatible avec les exigences du front, où la discrétion, la concentration et la protection des informations stratégiques demeurent capitales.
Mais au-delà du rappel des valeurs militaires, le Général-Major Bruno Mandefu a surtout mis en garde contre deux menaces majeures qui pèsent actuellement sur la province de l’Ituri. D’une part, la persistance des groupes armés locaux et étrangers qui continuent de semer la terreur dans certaines zones. D’autre part, la menace sanitaire liée à l’épidémie à virus Ebola, que l’officier supérieur refuse de voir minimisée.
Face à cette double menace, le message était clair : vigilance maximale sur tous les fronts.
Le commandant secteur opérationnel a ainsi appelé les unités engagées sur terrain au strict respect des gestes barrières et de toutes les mesures préventives contre Ebola, soulignant qu’un soldat affaibli par la maladie devient une vulnérabilité pour toute la chaîne opérationnelle.
Aux commandants des unités, le ton s’est voulu encore plus incisif. Fidèle à son style de commandement offensif, Bruno Mandefu a lancé une phrase lourde de sens :
« Il n’y a pas de mauvaises troupes, il n’y a que de mauvais chefs. »
Une manière forte de rappeler aux responsables militaires qu’ils doivent être des modèles de moralité, de leadership et d’efficacité pour leurs hommes. Pour lui, un chef doit inspirer, encadrer et maintenir ses unités focalisées sur les objectifs assignés par la haute hiérarchie militaire.
À travers cette causerie morale, le Général-Major Bruno Mandefu confirme une nouvelle fois sa volonté d’imposer une armée disciplinée, professionnelle et proche de la population, dans une province encore confrontée à de multiples défis sécuritaires et sanitaires.
Olenga Omba

