La République démocratique du Congo fait face à une flambée de maladie à virus Ebola qui suscite une forte mobilisation nationale et internationale. À ce jour, 131 décès communautaires et 513 cas suspects sont en cours d’investigation, principalement dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays. Les autorités sanitaires précisent que tous les décès recensés ne sont pas encore confirmés comme étant liés à Ebola.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé sa profonde préoccupation face à la rapidité de propagation de l’épidémie et a déclenché une urgence sanitaire internationale afin de renforcer la coordination régionale, la surveillance épidémiologique et l’appui aux équipes médicales. Des cas suspects ont également été signalés au Nord-Kivu, notamment à Butembo et à Goma, ce qui augmente le risque de diffusion vers d’autres zones urbaines et transfrontalières.
Les autorités sanitaires rappellent que la maladie à virus Ebola se transmet par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne infectée ou décédée. Les symptômes peuvent inclure :
- une forte fièvre ;
- une fatigue intense ;
- des vomissements et diarrhées ;
- des douleurs musculaires ;
- des saignements dans certains cas.
La détection précoce et l’isolement rapide des cas restent essentiels pour limiter la transmission.
Plusieurs défis compliquent actuellement la riposte :
- les déplacements fréquents des populations dans les zones minières ;
- l’insécurité dans certaines localités ;
- la circulation de croyances attribuant la maladie à des causes mystiques ;
- le retard dans la consultation des structures de santé.
Les autorités congolaises appellent la population à :
- signaler rapidement toute personne présentant des symptômes ;
- éviter tout contact avec les malades ou les corps non pris en charge par les équipes sanitaires ;
- respecter les mesures d’hygiène et de prévention ;
- collaborer avec les équipes médicales et de surveillance.
L’OMS, la Croix-Rouge et les partenaires régionaux déploient actuellement :
- des équipes d’intervention d’urgence ;
- des kits d’inhumation sécurisée ;
- des capacités de laboratoire ;
- des évaluations sur l’utilisation de vaccins et traitements disponibles.
Le gouvernement congolais recommande à la population de rester calme, vigilante et attentive aux informations officielles diffusées par les autorités sanitaires.
Rédaction

