Kinshasa, 12 mai – Les États-Unis ont réaffirmé leur fermeté face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo, tout en intensifiant leur coopération stratégique avec Kinshasa autour de grands projets énergétiques et d’infrastructures régionales.
En mission officielle dans la capitale congolaise, Jeremy Wiggins, cadre du Département du Trésor américain, a indiqué que Washington maintient des sanctions ciblées contre plusieurs responsables rwandais accusés d’implication dans l’instabilité qui secoue l’Est du pays.
« Les États-Unis prennent très au sérieux le respect des engagements pris dans le cadre des accords en cours. Tous les moyens resteront sur la table pour garantir leur application », a déclaré le responsable américain à l’issue de ses entretiens.
Cette déclaration intervient après une séance de travail avec la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, consacrée au renforcement du partenariat économique entre les deux nations.
Au centre des échanges : le barrage hydroélectrique Inga III, le corridor de Lobito, les minerais critiques, les infrastructures stratégiques ainsi que l’industrialisation de la région.
Pour Washington, le projet Inga III représente un levier majeur pour transformer durablement l’économie congolaise et renforcer l’approvisionnement énergétique régional. Les autorités américaines estiment que le potentiel énergétique de la RDC peut soutenir l’essor industriel africain et stimuler l’intégration économique sous-régionale.
Jeremy Wiggins a également insisté sur l’urgence d’accélérer la mise en œuvre de ce projet, qualifiant l’énergie de priorité commune entre Kinshasa et Washington.
Les discussions ont aussi porté sur le corridor de Lobito, infrastructure jugée essentielle pour l’évacuation des minerais stratégiques et le développement du commerce entre la RDC, l’Angola et la Zambie.
À travers ce rapprochement, les États-Unis affichent clairement leur volonté de renforcer leur présence économique en RDC, particulièrement dans les secteurs de l’énergie, des mines et des infrastructures, dans un contexte de forte compétition internationale autour des ressources africaines stratégiques.
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