L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) critique ce qu’elle qualifie de « justice à deux vitesses » après l’annonce de poursuites engagées contre les auteurs d’injures visant le président Félix Tshisekedi sur les réseaux sociaux.
Tout en condamnant les propos injurieux ou diffamatoires contre le chef de l’État, l’organisation estime que la réaction des autorités soulève un problème d’équité dans l’application de la loi.
Son président, Jean-Claude Katende, affirme que la justice devrait agir avec la même rigueur dans tous les cas d’injures publiques, quel que soit le statut de la personne concernée. Il s’interroge sur le fait que d’autres formes d’insultes visant des opposants politiques, des responsables religieux ou de simples citoyens ne semblent pas recevoir la même attention des autorités judiciaires.
Selon l’ASADHO, cette différence de traitement donne l’impression d’une justice sélective, qui réagit différemment selon les cibles des propos incriminés. Une situation jugée préoccupante pour la crédibilité de l’État de droit.
Jean-Claude Katende met en garde contre les conséquences d’une telle pratique, estimant qu’une justice perçue comme partiale risque d’affaiblir la confiance des citoyens et d’encourager la banalisation des injures dans l’espace public.
L’organisation appelle les autorités à garantir une application stricte et équitable de la loi, afin que tous les citoyens soient traités de la même manière devant la justice.
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