Alors que la situation sécuritaire se dégrade dans la zone d’Epulu et contraint la Réserve de Faune à Okapis (RFO) à demander à ses employés de quitter la zone, une voix s’élève pour attirer l’attention sur un autre enjeu majeur : la survie des okapis.
Jean Lonkonji Boley, jeune leader de Mambasa et chargé des relations publiques de la société civile Forces Vives, appelle les autorités, la RFO et les partenaires de conservation à prendre des mesures urgentes pour éviter que la crise sécuritaire ne se transforme en catastrophe écologique.
« Nous ne voulons pas que les okapis soient abandonnés, dispersés ou exposés au risque de disparition. »
Pour Jean Lonkonji Boley, la situation actuelle impose d’anticiper. Il rappelle que la société civile avait déjà appelé, il y a quelque temps, à examiner la possibilité d’une délocalisation temporaire des okapis vers Mambasa-centre, si la situation sécuritaire à Épulu venait à se détériorer davantage.
Une telle opération ne saurait cependant être improvisée. Elle devrait être précédée d’études approfondies portant notamment sur les conditions vétérinaires, sanitaires, écologiques et logistiques, ainsi que sur la sécurité du site d’accueil.
L’idée défendue par le jeune leader n’est donc pas de déplacer les animaux à tout prix, mais de préparer une solution de sauvegarde crédible au cas où leur maintien à Épulu deviendrait trop risqué.
L’okapi est une espèce emblématique de la République démocratique du Congo et l’un des symboles les plus précieux de sa biodiversité. Sa protection constitue un enjeu qui dépasse largement les frontières de Mambasa ou de la province de l’Ituri.
Pour Jean Lonkonji Boley, l’urgence sécuritaire ne doit pas faire oublier cette dimension environnementale.
« Protéger les populations humaines est une urgence. Protéger les okapis l’est également. »
Le jeune leader de Mambasa estime que la RFO, les autorités compétentes et les organisations de conservation doivent travailler rapidement à l’identification de mesures permettant de garantir la survie des animaux, notamment si les conditions de sécurité continuent de se détériorer.
Dans son plaidoyer, Jean Lonkonji Boley insiste sur la nécessité d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
« Ne laissons pas l’insécurité transformer une crise sécuritaire en catastrophe écologique. »
Son appel intervient alors que l’avenir de la conservation dans la zone d’Épulu dépendra aussi de la capacité des différents acteurs à anticiper les conséquences de l’insécurité.
Pour ce jeune leader de Mambasa, la protection des populations et celle du patrimoine naturel doivent avancer ensemble. L’enjeu est désormais de faire en sorte que la crise sécuritaire ne condamne pas les efforts de conservation d’une espèce qui représente, aux yeux du monde, l’une des signatures naturelles les plus exceptionnelles de la République démocratique du Congo.
Rédaction
