Face à la menace persistante des ADF dans le territoire de Mambasa, le président du Parlement des jeunes, Suleymani Onokoko, appelle ce vendredi 14 août, la population à une vigilance accrue et les forces de défense et de sécurité à intensifier leurs opérations. Il salue la réaction de l’armée lors des récentes incursions, mais réclame une traque plus approfondie des combattants jusque dans leurs zones de repli.
Selon Suleymani Onokoko, les combattants seraient désormais visibles à quelques kilomètres de certaines agglomérations, une situation qui, selon lui, exige une mobilisation accrue de la population et des services de sécurité. Il encourage ainsi les habitants à signaler rapidement toute information susceptible de contribuer à la prévention de nouvelles attaques.
Mais pour le président du Parlement des jeunes, repousser les incursions ne suffit plus. Il demande aux forces armées de poursuivre les combattants jusque dans leurs zones de présence et de mener des opérations permettant de démanteler leurs positions.
Suleymani Onokoko appelle donc la 31e brigade à intensifier les opérations afin de neutraliser durablement la menace. Il sollicite également l’implication du gouvernement provincial en plaidant pour un renforcement de la 31e brigade en moyens logistiques, équipements et matériels nécessaires à la conduite des opérations.
Le Parlement des jeunes rejette le déplacement de la barrière de Bella vers Mununze
Le président de cette structure juvénile s’oppose catégoriquement au déplacement de la barrière de Bella vers Mununze, jugé dangereux dans le contexte sécuritaire actuel.
Alors que la demande de déplacement de la barrière de Bella vers Mounouz suscite le débat dans le territoire de Mambasa, le président du Parlement des jeunes, Suleymani Onokoko, affiche une opposition ferme à cette initiative. Il appelle les autorités provinciales et la DGRPI à ne pas donner suite à cette demande, estimant qu’elle pourrait exposer davantage les agents et les populations dans une zone récemment touchée par les incursions des ADF.
Cette position intervient après une demande formulée par une structure de la société civile de la chefferie de Babila-Babombi, qui souhaite voir cette barrière déplacée vers une autre zone du territoire.
Pour le président du Parlement des jeunes, cette demande ne tient pas suffisamment compte de la situation sécuritaire actuelle. Il rappelle que Mununze a récemment été touché par des incursions attribuées aux ADF, rendant, selon lui, particulièrement risquée l’installation d’un dispositif de la DGRPI dans cette zone.
Il appelle donc les autorités provinciales ainsi que la direction générale de la DGRPI à rejeter cette demande.
Pour Suleymani Onokoko, il serait incohérent de déplacer un service vers une zone où les populations elles-mêmes sont confrontées à l’insécurité. Il estime qu’une telle décision pourrait mettre en danger les agents concernés et accroître leur exposition aux attaques.
Le responsable du Parlement des jeunes appelle ainsi les différents acteurs à dépasser les divergences autour de la localisation de la barrière et à concentrer leurs efforts sur la réponse à l’insécurité. Pour lui, la priorité est de soutenir les forces de défense et de sécurité afin de mettre fin aux violences qui affectent les populations de Mambasa.
Il insiste enfin sur la nécessité d’une mobilisation collective. Face aux atrocités attribuées aux ADF, le président du Parlement des jeunes estime que les autorités, la société civile et la population doivent faire bloc autour des forces armées pour restaurer la sécurité dans le territoire.
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