À l’occasion de la célébration de la journée internationale de la jeune fille, le constat est amère surtout dans les milieux ruraux, alerte un défenseur des droits humains en ville de Bunia.
Selon Maître Marc Djeta, les jeunes filles des 5 territoires de la province de l’Ituri (Irumu, Mambasa, Djugu, Aru et Mahagi) sont parmi les premières victimes du mariage précoce et forcé.
Une conséquence de l’ignorance de la loi portant protection des droits de l’enfant.
Pour Maître Marc Djeta ,les causes du mariage des enfants et forcé sont nombreuses, notamment la pauvreté des parents, les circonstances comme les grossesses avant l’âge mais également le désir de découvrir le monde ou se faire plaisir manifesté par la jeune fille.
« Certains parents qui n’ont pas des moyens peuvent favoriser leur fille à de marier à un homme riche….doit les circonstances où la fille peut contracter une grossesse et renvoyer chez l’auteur de cette grossesse par ses parents (…) », a-t-il précisé à Mambasanews.cd.
Il appelle les associations féminines à procéder par des sensibilisations intenses et demande à l’Etat congolais d’envisager des mécanismes d’identification ou de traque des auteurs des cas de mariage précoce.
« (…) c’est pourquoi j’appelle les associations féminines à sensibiliser les communautés afin qu’elles soient informées et que les autorités soient aussi informées de cette situation ».
À lui d’ajouter : « que le gouvernement congolais prenne conscience et réfléchisse comment en place une commission pour commencer à traquer identifier et documenter des cas de mariage précoce ».
Ce défenseur des droits humains pense que di les mesures ne sont pas prises, ces cas vont continuer à s’enregistrer dans la province de l’Ituri.
Rappelons que la journée internationale de la jeune fille se célebre le 11 Novembre chaque année et pour cette année le thème principal est : « Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles »; particulièrement en Ituri, le thème au niveau provincial est « investissons dans les droits des filles pour mettre fin aux mariages des enfants ».
Georgine, Bunia.
