La Coordination de la Société civile Forces vives du territoire de Mambasa en Ituri, dénonce une pratique qu’elle qualifie d’escroquerie et de racket contre les agriculteurs. Dans une déclaration faite ce samedi 31 octobre à Mambasanews.cd, Mungeni Yuma condamne avec la plus grande fermeté la vente illicite de jetons imposés aux cultivateurs, une situation signalée le vendredi 30 octobre 2026 près du village de Mayuano, situé à environ 35 kilomètres du centre de Mambasa, sur l’axe Mambasa-Beni, dans le groupement Bapwele, chefferie des Babila Bakwanza.
Selon les informations rapportées, cette pratique aurait été observée aux environs de Mayuano, en passant par les anciens sites miniers, jusqu’au village de Tikwi, situé à l’est de Mayuano, à environ deux heures de marche. Le prix exigé serait de 30 000 francs congolais par jeton, une somme qui constitue une lourde charge pour les agriculteurs déjà confrontés à la précarité et à l’insécurité.
La Coordination de la société civile soupçonne les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) d’être à l’origine de ces exactions. Elle dénonce une forme d’exploitation des populations civiles qui, en plus de subir les conséquences des violences armées, se retrouveraient contraintes de supporter de nouvelles charges financières. « Cette pratique constitue une escroquerie et du racket qui appauvrissent davantage une population paisible déjà meurtrie par l’insécurité », déplore la structure citoyenne.
Face à cette situation alarmante, Mungeni Yuma appelle les Forces armées de la RDC (FARDC), leurs partenaires de l’armée ougandaise (UPDF) ainsi que la MONUSCO à redoubler d’efforts pour protéger les populations. « Il faut surtout aller traquer l’ennemi qui continue de faire souffrir et d’endeuiller la population », insiste la Coordination.
Cette dénonciation relance les inquiétudes sur la sécurité des agriculteurs et des habitants des villages situés le long de l’axe Mambasa-Beni. La société civile appelle à une intervention urgente des forces de sécurité afin de mettre fin aux pratiques dénoncées, identifier leurs auteurs et empêcher que les populations civiles ne deviennent davantage les victimes de l’insécurité dans cette partie de l’Ituri.
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