La province de l’Ituri a vibré, ce samedi 31 octobre 2026, au rythme de la Journée internationale de la langue des signes.
Rassemblés sur la pelouse de la catéchèse, autorités locales, membres de la communauté des sourds-muets et acteurs de la société civile se sont donné rendez-vous pour une journée de réflexion et de plaidoyer autour du thème principal : « Déclarer les droits humains des personnes sourdes ».
Un appel fort pour le droit à l’information
Cette manifestation a été l’occasion de pointer du doigt les barrières persistantes à l’inclusion.
Prenant la parole lors de l’événement, Luc Zangu, chargé de la représentativité des personnes handicapées au sein du bureau de la division provinciale, a lancé un vibrant plaidoyer en direction des autorités provinciales.
Il a notamment insisté sur la nécessité impérative de garantir le droit à l’information pour les personnes sourdes, afin qu’elles puissent être pleinement informées des actions de développement menées à travers la province de l’Ituri.
« Nous demandons à l’autorité provinciale de continuer à considérer les personnes sourdes comme il le fait toujours et nous voulons à ce que le gouvernorat soit inclusif… Les bonnes actions qu’il est en train de mener, ces personnes n’en sont pas informées… »
Vers une autonomisation renforcée : l’engagement clé pour l’association des sourds-muets
Au cœur des temps forts de cette journée, l’accompagnement de l’association locale des sourds-muets s’est imposé comme l’enjeu majeur pour transformer les droits fondamentaux en réalités concrètes.
Représentant le maire de la ville à cette cérémonie, Bruno Hassan, chef de bureau urbain du Plan, a pris un engagement fort salué par l’assistance. Il a solennellement promis d’accompagner l’association des sourds-muets dans toutes ses démarches administratives.

Cet appui institutionnel revêt une importance capitale pour la communauté, car il permettra de :
- Faciliter l’accès à la documentation officielle, une étape indispensable pour structurer l’organisation.
- Ouvrir la communauté au monde extérieur, en brisant l’isolement géographique et social.
- Favoriser l’établissement de partenariats stratégiques, ouvrant ainsi la voie à des financements, des projets de développement et des opportunités d’insertion socioprofessionnelle durables.
« Légitimement, l’association qui est structurée et qui est officiellement reconnue, cela lui permet d’avoir l’ouverture avec le monde extérieur : avoir des subventions du gouvernement et aussi des bailleurs des fonds et participer aux activités organisées par d’autres structures en ville de Bunia… », a indiqué cette autorité urbaine.
Cet engagement des autorités urbaines marque une avancée significative vers l’inclusion effective et l’autonomie des personnes vivant avec un handicap auditif à Bunia.
Georgine, Bunia
