Dans son adresse à la nation congolaise prononcée ce vendredi, 9 octobre, l’ancien président Joseph Kabila a dénoncé ce qu’il présente comme une dérive du pouvoir de Félix Tshisekedi : le culte de la personnalité, au détriment du rôle constitutionnel des institutions. Il a également mis en garde contre l’idée que l’accord sur les minerais critiques conclu avec les États-Unis garantirait un soutien politique inconditionnel à l’actuel régime.
« La surenchère du culte de la personnalité » : cette formule résume l’une des principales critiques formulées par Joseph Kabila à l’encontre des responsables institutionnels qu’il accuse de privilégier les louanges adressées au dirigeant plutôt que la défense des acquis démocratiques et le bon fonctionnement des institutions.
Dans son intervention, l’ancien chef de l’État établit un lien entre la personnalisation du pouvoir, l’affaiblissement des contre-pouvoirs et les difficultés de gouvernance en République démocratique du Congo.
Sur le plan international, il rappelle que les accords conclus entre États obéissent au principe de continuité de l’État et ne garantissent pas la pérennité des gouvernements qui les signent.
Ces déclarations constituent une prise de position politique de l’ancien président. Les accusations qu’il formule à l’encontre du pouvoir actuel doivent être distinguées des faits indépendamment établis.
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