L’opposition congolaise hausse le ton face au projet de révision constitutionnelle. Jeudi 04 juin, elle a annoncé une double offensive : une plainte formelle contre le président Félix Tshisekedi pour « coup d’État contre la Constitution » et un sit-in prévu devant le Palais du peuple.
Selon les leaders de l’opposition, cette démarche vise à dénoncer ce qu’ils qualifient de « confiscation du pouvoir » par le chef de l’État. La plainte, qui sera officiellement déposée le 9 juin, entend placer le président au centre du débat judiciaire. Trois jours plus tard, le 12 juin, les opposants appellent à une mobilisation populaire devant le Parlement, où se joue l’avenir du texte.
À ce stade, la présidence n’a pas encore réagi. Les autorités, elles, rappellent que toute manifestation publique doit obtenir une autorisation préalable, ce qui n’est pas encore le cas pour ce sit-in.
La tension politique monte à Kinshasa. Entre action judiciaire et mobilisation citoyenne, l’opposition entend utiliser tous les leviers légaux pour bloquer une réforme qu’elle juge liberticide. L’issue de ce bras de fer dépendra désormais de la réponse des institutions et des forces de sécurité.
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