Bureau de l'inspection pool du secondaire Mambasa 2 à Biakato
Les attaques répétées attribuées aux rebelles des Allied Democratic Forces continuent de plonger le secteur éducatif dans une grave crise dans la chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa.
Selon les autorités scolaires de la sous-division éducationnelle Mambasa 2, près de 100 écoles maternelles, primaires et secondaires ont suspendu leurs activités à la suite de l’insécurité persistante dans plusieurs localités de la région.
Les zones de Biakato, Makumo, Alima ainsi que plusieurs villages environnants figurent parmi les secteurs les plus touchés par cette paralysie du système éducatif.
D’après les responsables de l’éducation, cette situation a provoqué le déplacement massif des populations.
Plusieurs enseignants ont abandonné leurs postes pour se mettre à l’abri, tandis que de nombreux élèves et leurs parents ont fui vers des zones jugées plus sécurisées, notamment dans la province voisine du Nord-Kivu. Certains établissements scolaires restent totalement fermés, les habitants craignant de nouvelles incursions des assaillants.
Le chef de la sous-division Mambasa 2, Michel Ipunio, déplore les conséquences de cette crise sécuritaire sur l’avenir des enfants.
« Aujourd’hui, près de 100 écoles sont touchées par l’insécurité dans notre sous-division. Plus de 23 700 élèves sont privés de cours suite aux attaques répétées des ADF dans plusieurs localités de Babila-Babombi. Plusieurs enseignants et familles ont fui la zone pour leur sécurité », a déclaré Michel Ipunio à MAMBASANEWS.CD
Il appelle les autorités compétentes à renforcer les mesures de sécurité afin de permettre la reprise effective des activités scolaires dans les zones affectées.
Les acteurs éducatifs craignent que cette situation n’aggrave davantage la déscolarisation des enfants dans cette partie de la province de l’Ituri, déjà confrontée depuis plusieurs années à l’activisme des groupes armés.
Josaphat Kikanga

