Coup de tonnerre dans le paysage citoyen de l’Ituri ! L’Administrateur du territoire de Mambasa, Jean-Baptiste Matadi Muyapandi, a officiellement décidé de suspendre les activités de l’organisation citoyenne LUCHA (Lutte pour le Changement) sur toute l’étendue du territoire, jusqu’à nouvel ordre.
Dans une décision datée du 17 juin 2026, les autorités accusent la LUCHA d’avoir franchi la ligne rouge en appelant à une journée « ville morte » sans concertation avec les autres composantes de la société civile. Selon l’administration, cette initiative visait notamment à protester contre la perception de la TVA, l’état dégradé des routes et l’effondrement du pont Ituri II.
« Incivisme fiscal » et « troubles à l’ordre public »
Les autorités territoriales ne mâchent pas leurs mots. Dans leur argumentaire, elles reprochent à certains membres de la LUCHA de mener des campagnes assimilées à de l’incivisme fiscal, notamment à travers des appels au boycott du paiement de la TVA.
Plus grave encore, le document évoque des actes de « chantage » et de « pressions » exercés contre des agents publics et des opérateurs économiques. Des accusations qui, si elles étaient prouvées, pourraient lourdement ternir l’image du mouvement citoyen.
Une organisation devenue « difficilement identifiable » ?
L’administration affirme également que la LUCHA opérerait à Mambasa comme une structure dont les responsables seraient « difficilement identifiables », agissant parfois de manière clandestine. Cette situation aurait contribué, selon les autorités, à créer la confusion au sein de la population.
Le document rappelle aussi les précédentes mobilisations contre la présence de la MONUSCO à Mambasa, qui auraient entraîné une paralysie des activités économiques et sociales.
La FEC prend ses distances
Autre élément marquant : la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) de Mambasa aurait officiellement indiqué ne pas soutenir l’appel à la ville morte. Selon la décision administrative, les opérateurs économiques dénoncent un climat de peur et de confusion provoqué par cette initiative.
Exécution immédiate
La mesure de suspension est entrée en vigueur dès sa signature. Les membres du Comité Local de Sécurité (CLS) et les services concernés ont reçu l’ordre d’en assurer l’application.
Rédaction

