L’Espagne est devenue championne du monde au terme d’une finale d’une intensité exceptionnelle, en battant l’Argentine 1-0 après prolongation. Il a fallu attendre la 106e minute pour voir Ferran Torres délivrer la Roja dans un match longtemps verrouillé, où la domination espagnole a fini par être récompensée.
Dès le coup d’envoi, l’Espagne a imposé son rythme en monopolisant le ballon. Avec 66 % de possession sur l’ensemble de la rencontre, les Espagnols ont progressivement étouffé une sélection argentine davantage préoccupée par sa solidité défensive que par la construction offensive.
Malgré cette maîtrise, la Roja s’est heurtée à une résistance héroïque du gardien argentin. Sollicité à douze reprises, il a réalisé onze arrêts décisifs, maintenant son équipe en vie pendant plus de cent minutes. L’Espagne a terminé la rencontre avec 20 tirs, dont 12 cadrés, contre seulement deux tentatives argentines, aucune n’ayant trouvé le cadre.
Le tournant du match est intervenu dans les derniers instants du temps réglementaire. Déjà averti, Enzo Fernández a reçu un second carton jaune pour une faute, laissant l’Argentine évoluer à dix joueurs pendant toute la prolongation.
Profitant de sa supériorité numérique et de son emprise sur le jeu, l’Espagne a finalement trouvé la faille à la 106e minute. Nico Williams a parfaitement servi Ferran Torres, qui a conclu d’une frappe précise pour inscrire l’unique but de la finale. Les Espagnols auraient même pu alourdir le score, mais Nico Williams (97e) puis Ferran Torres (114e) ont manqué deux nouvelles occasions franches.
L’Argentine, en difficulté offensivement tout au long de la rencontre, n’a jamais réussi à inquiéter sérieusement la défense espagnole. Avec seulement 34 % de possession, deux tirs et aucun cadré, l’Albiceleste a passé l’essentiel de la finale à défendre, multipliant les interventions parfois à la limite. Les cinq cartons jaunes et l’expulsion d’Enzo Fernández illustrent la pression subie par les Argentins.
Au-delà du score, les statistiques traduisent l’écart entre les deux équipes. L’Espagne a obtenu neuf corners contre quatre, dominé la possession, créé de nombreuses occasions et contraint le gardien adverse à une prestation exceptionnelle. Sans cette performance individuelle, l’issue de la finale aurait probablement été scellée bien plus tôt.
Au coup de sifflet final, la Roja pouvait laisser éclater sa joie. Grâce au but décisif de Ferran Torres en prolongation et à une prestation collective maîtrisée de bout en bout, l’Espagne s’offre le titre mondial au terme d’une finale exigeante, tandis que l’Argentine quitte la compétition avec le regret de n’avoir jamais trouvé les ressources pour renverser une équipe espagnole supérieure dans tous les compartiments du jeu.
M.A.B.I

