Dallas, Texas — L’Espagne a livré une démonstration de maîtrise pour battre la France 2-0 en demi-finale de la Coupe du monde 2026, mardi soir à l’AT&T Stadium de Dallas, et décrocher sa place en finale.
Portée par un collectif parfaitement organisé et une défense presque infranchissable, la Roja a neutralisé l’attaque la plus prolifique du tournoi avant de frapper aux moments clés grâce à Mikel Oyarzabal et Pedro Porro.
La sélection espagnole disputera désormais la finale dimanche contre l’Angleterre ou l’Argentine, tandis que les Bleus devront se contenter du match pour la troisième place.
Une première période verrouillée
Les deux équipes ont débuté avec intensité, mais l’Espagne a rapidement imposé sa maîtrise technique, confisquant le ballon et empêchant la France de trouver le moindre tir cadré avant la pause.
Le tournant est intervenu à la 20e minute lorsque Lucas Digne, surpris par l’appel de Lamine Yamal, a commis une faute dans sa surface. Mikel Oyarzabal a transformé le penalty avec sang-froid, malgré le bon plongeon de Mike Maignan, pour inscrire son cinquième but du tournoi.
Les Bleus ont tenté de réagir, notamment par Bradley Barcola et Ousmane Dembélé, mais les Espagnols ont continué de contrôler le rythme de la rencontre. La sortie sur blessure de William Saliba avant la demi-heure a encore compliqué la tâche des hommes de Didier Deschamps.
À la pause, la France n’avait toujours pas cadré la moindre tentative.
Porro assomme les Bleus
Didier Deschamps a lancé Manu Koné puis Désiré Doué pour apporter davantage d’énergie, mais la domination espagnole s’est poursuivie.
À la 58e minute, une combinaison rapide entre Dani Olmo et Pedro Porro a complètement désorganisé la défense française. Le latéral droit s’est retrouvé seul face à Maignan avant de conclure avec calme pour doubler la mise.
Quelques minutes plus tard, Lamine Yamal pensait inscrire un troisième but, finalement refusé pour une position de hors-jeu.
Une défense espagnole impériale
Malgré plusieurs changements offensifs, la France n’a jamais réellement trouvé la solution.
La meilleure occasion est venue à la 67e minute lorsque Kylian Mbappé a vu sa frappe déviée frôler le poteau, avant que Désiré Doué ne manque une opportunité spectaculaire à longue distance après une sortie hasardeuse d’Unai Simón.
Le gardien espagnol a finalement dû attendre le temps additionnel pour effectuer ses premiers véritables arrêts face à Dembélé.
Au coup de sifflet final, la Roja célébrait une sixième rencontre sans encaisser de but en sept matches dans cette Coupe du monde.
Les moments clés
- 22′ – Oyarzabal transforme un penalty après une faute de Digne sur Yamal (1-0).
- 30′ – Saliba quitte la pelouse sur blessure.
- 58′ – Pedro Porro conclut une superbe combinaison avec Dani Olmo (2-0).
- 61′ – But de Yamal refusé pour hors-jeu.
- 90+5′ – Premier tir cadré français, repoussé sans difficulté par Unai Simón.
Ce que cela signifie

L’Espagne confirme son statut de favorite avec une performance d’une remarquable maturité. Solides défensivement, précis dans la circulation du ballon et efficaces dans les deux surfaces, les hommes de Luis de la Fuente n’ont jamais semblé sous pression face à une équipe de France pourtant invaincue jusque-là.
Pour les Bleus, cette élimination met fin à une série de cinq victoires consécutives dans le tournoi. Leur manque de créativité offensive et leur incapacité à inquiéter sérieusement Unai Simón résument une soirée frustrante.
Homme du match
Pedro Porro (Espagne)
Déjà excellent défensivement face à Bradley Barcola puis Kylian Mbappé, le latéral espagnol a également inscrit le but du break d’une finition pleine de sang-froid. Une prestation complète qui symbolise la performance collective de la Roja.
Réactions
Mikel Oyarzabal, buteur de l’Espagne :
« Nous savions que nous devions être parfaits contre une équipe comme la France. Nous avons défendu ensemble et saisi nos occasions. Il reste encore une marche. »
Didier Deschamps, sélectionneur de la France :
« L’Espagne a été meilleure dans tous les secteurs. Nous avons manqué de justesse avec le ballon et nous n’avons jamais réussi à imposer notre jeu. »
L’Espagne n’est désormais plus qu’à une victoire d’un deuxième titre mondial, tandis que la France devra rapidement digérer cette désillusion avant le match pour la troisième place.
Ismaël Masiya Akilimali Bafoka

