Le débat autour de la baisse des recettes publiques au sein de la DGRPI dans le territoire de Mambasa prend une nouvelle tournure. L’asbl Jeunes Leaders affirme désormais que les explications centrées sur des facteurs administratifs ou de gouvernance sont insuffisantes, voire inexactes, et insiste sur le rôle déterminant de l’insécurité dans la dégradation de la situation économique.
Cette prise de position ce mardi 09 juin intervient dans un contexte de controverses autour des performances de mobilisation des recettes de la Direction générale des recettes de la province de l’Ituri.
Rejet des explications « administratives »
L’organisation conteste les analyses attribuant la baisse des recettes à des problèmes internes de gestion ou à des dysfonctionnements administratifs. Selon elle, ces lectures ne reflètent pas la réalité vécue sur le terrain.
Elle estime que la situation actuelle ne peut être comprise sans tenir compte de la dégradation sécuritaire dans plusieurs zones du territoire, qui affecte directement l’activité économique.
L’insécurité présentée comme facteur central
Selon cette structure juvénile, les violences et tensions sécuritaires observées dans certaines localités ont provoqué :
- Des déplacements importants de populations ;
- L’interruption ou la réduction des activités commerciales et agricoles ;
- La baisse de fréquentation des marchés et centres économiques ;
- La diminution globale des échanges économiques.
L’asbl Jeunes Leaders affirme que ces éléments constituent les principaux facteurs expliquant la chute des recettes publiques dans le territoire.
Appel à une réorientation du débat public
L’organisation appelle les acteurs politiques, administratifs et citoyens à recentrer le débat sur les causes structurelles liées à l’insécurité, estimant que toute analyse ignorante de ce facteur risque de conduire à des conclusions erronées.
Elle plaide pour des évaluations « réalistes et ancrées dans les conditions du terrain », mettant en avant la nécessité de distinguer les effets de la gouvernance administrative de ceux liés à la crise sécuritaire.
Rédaction

