Ce qui devait être un symbole de renouveau sportif est aujourd’hui le reflet d’un projet abandonné. Un an après le début des travaux de clôture du stade Tata Mirindi par la Fondation Aimé Teza, le chantier est complètement à l’arrêt au cœur de Mambasa, plongeant la population dans l’incompréhension.
Situé stratégiquement sur la première avenue du quartier Mirindi, derrière la très fréquentée rue « 100 mètres », à proximité de la résidence de l’administrateur du territoire et en face du bureau administratif, ce stade était censé devenir la vitrine sportive de Mambasa. Aujourd’hui, il incarne plutôt un symbole d’abandon sous les yeux des autorités.
Un chantier à l’arrêt, un projet bloqué
Sur le site, les signes d’immobilisme sont flagrants : des murs inachevés, des colonnes laissées sans béton, aucun ouvrier ni activité depuis plusieurs mois.
Tout indique que les travaux ont été interrompus sans préavis ni explication, et surtout sans perspective de reprise.
Un stade devenant une zone dangereuse
Avec l’interruption des travaux, la nature a repris ses droits. Les herbes envahissent désormais l’espace, transformant cet endroit en refuge pour moustiques, rongeurs et reptiles. Ce qui devait être un espace de vie pour la jeunesse est devenu un environnement potentiellement dangereux pour la communauté.
Silence absolu et opacité
Ce qui est le plus troublant reste l’absence totale de communication. Ni la Fondation Aimé Teza, responsable du projet, ni les services étatiques des sports n’ont pris la parole. Aucune déclaration officielle, aucun communiqué et aucun calendrier de reprise. Ce silence prolongé alimente les rumeurs et accentue le sentiment d’abandon.
Une jeunesse privée de ses perspectives sportives
Pendant ce temps, les jeunes de Mambasa en souffrent gravement. Faute d’infrastructures adéquates, les activités sportives sont presque inexistantes, les talents locaux manquent d’espace pour s’exprimer, les compétitions deviennent difficiles à organiser.
Dans une région où le sport représente bien plus qu’un simple loisir, un véritable outil d’encadrement, d’éducation et de cohésion sociale, cette situation est perçue comme une profonde injustice.
Colère, frustration et questions sans réponses
Au sein de la population, la colère monte :
- Qui a décidé d’interrompre les travaux ?
- Les financements ont-ils été épuisés ou détournés ?
- Pourquoi aucune autorité ne se manifeste ?
Autant de questions demeurent aujourd’hui sans réponse.
Appel à la conscience collective
Devant ce constat préoccupant, un appel urgent est adressé aux autorités locales, aux responsables du projet et à l’ensemble de la communauté : il est impératif d’agir.
Reprendre les travaux, assainir le site et redonner vie au stade Le stade Tata Mirindi ne relève plus du choix, mais de l’urgence.
Car au-delà des murs inachevés, c’est toute une génération qui attend qu’on lui offre un espace pour rêver, se construire et espérer.
Mambasa ne demande pas un miracle… mais simplement le respect d’une promesse.
Rédaction
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