Incendie des maisons par les ADF à Babesua, territoire de Mambasa, Photo © tiers
La Société Civile Forces Vives du territoire de Mambasa alerte sur un vaste mouvement de population provoqué par la recrudescence des attaques armées dans plusieurs localités.
Se confiant à MAMBASANEWS.CD ce mardi 17 mars, son coordonnateur, Mungeni Yuma Imurani indique que plus de 8 500 ménages ont été contraints d’abandonner leurs villages après les assauts survenus à Muchacha, Mavuvu, Penge et Babesua. Ces déplacés se dirigent principalement vers Niania et Mambasa-centre, espérant y trouver refuge.
Un second flux de population est également signalé en provenance de Épulu, Bandisende et Badengaido, où les habitants, craignant pour leur sécurité, convergent vers Mambasa-centre. Cette arrivée massive risque d’accentuer la pression sur les zones d’accueil déjà fragilisées par le manque de nourriture, d’eau potable, de soins de santé et d’abris.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités et les partenaires humanitaires à une intervention urgente pour assister les déplacés et renforcer la protection des civils.
Nouvelle alerte sur l’avancée des ADF dans la forêt de la RFO
Par ailleurs, la cellule de Bafwambaya PK 47 de la société civile forces vives signale l’avancée des combattants ADF dans la Réserve de Faune à Okapis (RFO), notamment dans la grande forêt de Molokayi et Babesua, le long de la RN 25 (PK 47–51). Les acteurs locaux craignent pour la vie des populations déplacées dans la profondeur de cette forêt.
Ils demandent l’envoi rapide d’une équipe d’intervention afin de stopper la progression de l’ennemi, décrit comme « sans pitié », et de protéger les habitants menacés.
Ces alertes successives témoignent de la gravité de la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa et ses environs. Entre les déplacements massifs de population et l’avancée des groupes armés dans des zones protégées, la crise prend une dimension à la fois humanitaire et environnementale. Les appels répétés de la société civile traduisent l’urgence d’une réponse coordonnée des autorités et des partenaires internationaux pour éviter une catastrophe humanitaire de plus grande ampleur.
M.A.B.I
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