Un porteur d'arme à feu, image d'illustration
La coordination provinciale de la Société civile Forces vives de l’Ituri condamne fermement le massacre de 16 civils survenu le 11 mars 2026 dans plusieurs localités du territoire de Djugu. Dans une déclaration faite ce jeudi 12 mars à MambasaNews.cd, son coordonnateur provincial, Dieudonné Lossa, évoque une attaque attribuée à des hommes armés dont l’identité n’est pas encore clairement établie.
Selon la société civile, des violences ont été signalées dans plusieurs villages, notamment à Jaïba où quatre personnes ont été tuées, au groupement Vendro en chefferie de Bahema Nord où sept civils ont perdu la vie, ainsi qu’à Gokpa, dans le groupement Madzana du secteur Walendu-Pitsi, où cinq autres personnes ont été assassinées.
« Nous condamnons avec force l’assassinat de ces 16 personnes dans le territoire de Djugu. Ces événements tragiques se sont produits dans plusieurs villages et ont coûté la vie à des hommes, des femmes et des enfants », a déclaré Dieudonné Lossa.
Le bilan provisoire indique que parmi les victimes figurent 5 hommes, 4 femmes et 7 enfants. La société civile souligne que ces attaques surviennent après une période d’accalmie relative d’environ trois mois dans cette région de la province de l’Ituri. D’après les premières informations recueillies sur place, des hommes armés ont également incendié plusieurs habitations et attaqué certaines installations, y compris une base d’exploitation aurifère appartenant à des opérateurs chinois dans cette zone du territoire de Mambasa.
« La population de certaines chefferies n’arrive même pas à accéder aux lieux pour évaluer correctement les dégâts, car les hommes armés seraient encore présents aux alentours », a précisé le coordonnateur de la société civile.
Face à cette recrudescence des violences, la Société civile Forces vives de l’Ituri appelle les autorités provinciales et les services de sécurité à intervenir rapidement pour protéger les civils.
« Nous demandons aux autorités provinciales, par le biais de leurs services spécialisés, de prendre des mesures urgentes pour mettre un terme aux massacres, pillages et destructions des biens communautaires », a insisté Dieudonné Lossa.
La société civile exige également que ceux qui sont responsables de ces attaques soient identifiés, arrêtés et traduits en justice.
« Tous ceux impliqués dans ces crimes doivent être interpellés et amenés devant la justice afin que tels actes ne se reproduisent plus », a-t-il conclu. »
M.A.B.I
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