Dans un contexte sécuritaire toujours instable dans la province de Ituri, le député national Jefferson Abdallah Pene Mbaka tire la sonnette d’alarme concernant la détérioration continue de la situation humanitaire sur le territoire de Mambasa. Dans un rapport détaillé en fonction des récents développements sur le terrain, il évoque une crise préoccupante, marquée par des violences répétées attribuées aux rebelles ADF.
Selon ce document, plusieurs attaques meurtrières entre mars et avril ont entraîné des pertes humaines significatives et des déplacements massifs de populations. Les villages de Mutshatsha, Kulungu et Penge, dans la chefferie des Bombo, ont été attaqués durant la nuit du 11 au 12 mars, faisant plus de dix victimes civiles et forçant plus de 10 000 personnes à fuir. La nuit du 16 au 17 mars, le village de Babesua a également été ciblé, avec un bilan de plus de 30 civils tués. Début avril, la violence s’est intensifiée à Bafwakoa, dans la chefferie des Bandaka, où plus de 40 personnes ont été égorgées. Une nouvelle attaque a frappé le chef-lieu de Mambasa du 5 au 6 avril, entraînant une nouvelle vague de déplacés.
Le député national Professeur Abdallah Penembaka souligne que les zones d’accueil sont aujourd’hui saturées. Nia-nia compterait plus de 40 000 déplacés tandis que Mambasa en accueille plus de 60 000. D’autres localités comme Epulu et Bandengaido dépassent chacune les 5 000 personnes déplacées. Ces populations, provenant notamment des chefferies de Walese Dese, Walese Karo, Bandaka et Bombo, vivent dans des conditions jugées extrêmement précaires.
Face à cette situation qualifiée de catastrophique, Professeur Jefferson Abdallah Pene Mbaka plaide pour une réponse urgente et coordonnée. Il insiste sur l’importance d’une assistance humanitaire immédiate comprenant vivres, abris, médicaments et soutien scolaire pour les enfants déplacés. De plus, l’élu appelle à renforcer les mesures sécuritaires pour protéger les civils et prévenir d’autres attaques dans cette partie de la RDC.
Ce cri d’alarme survient alors que des milliers de familles continuent de fuir leurs villages en laissant derrière elles leurs biens et moyens d’existence dans une région où la stabilité demeure fragile.
M.A.B.I
