Examen d'Etat, image d'illustration
Mahagi s’est réveillée au rythme des copies et des consignes. Ce lundi 4 mai 2026 à 8h30 précises, le coup d’envoi de la hors session de l’Examen d’État a été donné au Lycée Anuarite, centre choisi pour le lancement officiel dans la province éducationnelle Ituri 3.
À la manœuvre, le colonel Ntumba Kalala Claude, administrateur militaire adjoint du territoire de Mahagi, qui a ouvert les épreuves dans une atmosphère à la fois solennelle et studieuse.
Dans son adresse devant les élèves, l’autorité territoriale n’a pas fait dans la demi-mesure. Entre hommage appuyé au Chef de l’État et au gouverneur militaire pour l’accalmie sécuritaire retrouvée à Mahagi, et rappel ferme des règles, le ton était clair : discipline, respect strict des consignes et tolérance zéro pour la tricherie. Le message est passé, sans détour.
Sur le plan des chiffres, la mobilisation est de taille. Le directeur provincial de l’EPSNCIN/Ituri 3, Ghislain Tshibanda Tshibanda, annonce 5 230 candidats dont 2 600 filles, répartis dans 15 centres d’examen. Une machine bien huilée, selon le PROVED, qui assure que tous les sites sont opérationnels et qu’aucun incident majeur n’a été enregistré au lancement.
Du côté des candidats, l’heure est à la concentration, mais aussi à une certaine sérénité.
Rencontrés dans les cours d’école, certains affichent une confiance assumée.
« Nous sommes prêts », glisse un finaliste, regard fixé sur l’avenir.
Entre révisions intensives et pression familiale, chacun joue ici une partition décisive.
Mais cette édition 2026 ne ressemble pas tout à fait aux précédentes. Pour la toute première fois, une épreuve orale d’anglais s’invite dans la hors session, sans modification de la charge horaire globale héritée de l’ancien système. Une innovation qui intrigue autant qu’elle challenge. Les élèves devront désormais prouver qu’ils peuvent aussi parler la langue de Shakespeare, et pas seulement la comprendre sur papier.
À Mahagi comme dans toute l’Ituri 3, l’Examen d’État est lancé. Entre rigueur annoncée, organisation maîtrisée et petite révolution pédagogique, cette hors session 2026 pourrait bien marquer un tournant. Les dés sont jetés. Aux candidats de jouer.
Jef.
