Le groupe armé, appuyé par le Rwanda voisin, a effectué des avancées significatives et encercle désormais la grande ville de l’est de la RDC.
Les habitants de Goma vivent entourés du bruit des armes qui tonne alentour. Jeudi 23 janvier, les combats se sont rapprochés dangereusement de la capitale provinciale du Nord-Kivu, située aux confins orientaux de la République démocratique du Congo (RDC). Jamais ils n’avaient autant menacé cette ville depuis la résurgence, en novembre 2021, de la rébellion du M23, appuyée par l’armée du Rwanda. Dans la soirée, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, se disait dans un communiqué « alarmé » par la reprise des combats et alertait sur « le risque d’une guerre régionale ».
La cité de Sake, distante de seulement 25 kilomètres à l’ouest de Goma, serait en effet tombée jeudi matin aux mains du M23, selon plusieurs sources sécuritaires et humanitaires étrangères établies à Goma. « Nous avons entendu des détonations d’armes lourdes au loin jusque dans le milieu de l’après-midi. Depuis, c’est l’accalmie, mais nous nous demandons quand même si Goma ne va pas être attaquée », témoigne Tuver, un habitant de la ville préférant rester anonyme.
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