L’intersyndicale des enseignants de la province éducationnelle Ituri 1 a exprimé, ce mardi 30 juin, son profond mécontentement face aux difficultés liées à la prise en charge sanitaire et sociale des enseignants de l’État.
Cette déclaration a été faite à l’issue d’une réunion extraordinaire consacrée notamment à la problématique de la paie des enseignants, au fonctionnement de leur mutuelle de santé et aux préparatifs de la prochaine année scolaire.
Selon le président de l’intersyndicale, Girinegi Urunga Patrick, les enseignants cotisent depuis quinze mois à une mutuelle de santé nationale à raison de 5 000 francs congolais par mois. Pourtant, déplore-t-il, cette structure ne leur apporte aucun service concret, obligeant les enseignants à supporter eux-mêmes leurs frais médicaux.
« … Je suis en province, je n’ai jamais vu… Il y a 30 mille enseignants dont on fait payer 5000f par chacun nous avons comptabiliser cet argent ,donc 2milliard 250 million de francs congolais qu’on encaisse mais sans action sur le terrain..ça fait une année on n’a jamais vu ces gens de mutuelle de santé…. «
L’intersyndicale dénonce également les insuffisances de la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSAP). Les enseignants indiquent qu’ils versent également une cotisation mensuelle de 10 000 francs congolais destinée notamment à couvrir les risques liés à la maternité et aux accidents de travail. Cependant, ils affirment ne bénéficier d’aucune prise en charge correspondant à ces cotisations.
« … CNSAP aussi, chaque dix mille francs qu’on nous coupe comme enseignants.. Ils devraient nous sécuriser nous, assurer la maternité.. Nous avons des données que nous avons déposé là bas mais on n’a rien vu…. »
Face à cette situation, les responsables syndicaux réclament la création d’une mutuelle de santé provinciale propre aux enseignants d’Ituri 1. Selon eux, cette solution permettrait une meilleure gestion des cotisations et garantirait une prise en charge plus efficace des besoins sanitaires des enseignants.
L’intersyndicale espère que les autorités compétentes examineront ces revendications afin d’améliorer les conditions sociales des enseignants avant le début de la prochaine année scolaire.
Ils affirment entrer en grève sèche dès avant la rentrée scolaire 2026-2027 si leurs revendications ne sont pas prises en charge.
Georgine, bunia.

