Palais du peuple, RDC
Le groupe parlementaire d’opposition « Ensemble » a annoncé mercredi 27 mai son boycott des travaux consacrés à l’examen et au vote de la proposition de loi sur l’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
Cette décision intervient alors que les députés ont entamé l’étude du texte porté par le député Paul Gaspard Ngondankoy, déclaré recevable le 30 avril dernier.
Dans une déclaration faite avant l’ouverture de la plénière, les élus d’« Ensemble », seule composante de l’opposition représentée à l’Assemblée nationale, ont vivement critiqué l’initiative de la majorité au pouvoir autour d’une éventuelle révision ou d’un changement de la Constitution.
Le groupe estime que cette démarche intervient dans un contexte sécuritaire jugé préoccupant, marqué notamment par l’occupation d’une partie de l’Est du pays par les rebelles de l’AFC/M23 et par le maintien de l’état de siège dans plusieurs provinces.
Selon les opposants, le projet en discussion constituerait une initiative « suicidaire pour l’unité du pays » et viserait à prolonger le mandat de l’actuel président de la République, Félix Tshisekedi.
Dans leur déclaration, les députés d’« Ensemble » demandent au chef de l’État de stopper toute initiative susceptible, selon eux, de « légitimer la rébellion » dans l’Est du pays. Ils appellent également la population congolaise à « s’opposer à ce projet macabre et dangereux pour la survie de la nation ».
Le groupe parlementaire considère enfin le processus engagé comme « un complot ourdi contre la Constitution » et met en garde contre un « risque de balkanisation » du pays.
Rédaction

