La situation sécuritaire reste préoccupante dans le territoire de Mambasa en province de l’Ituri. Dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 avril 2026, des combattants des Allied Democratic Forces ont mené une incursion à environ 2 kilomètres du centre, sur la route de Nduye. Selon des sources locales, les assaillants ont pillé plusieurs boutiques et pharmacies, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo ont déjoué l’attaque, mais aucun bilan officiel n’a encore été communiqué.
Cette attaque intervient quelques jours seulement après des violences meurtrières signalées notamment à Bafwakoa, dans la chefferie de Bandaka, où 43 civils ont été tués selon l’armée, ainsi que dans le groupement Bakwanza, marqué par des enlèvements massifs.
« La situation sécuritaire se dégrade de jour en jour et les populations vivent dans une peur permanente », alerte Kambale Ézéchiel Barnabas, évoquant une recrudescence inquiétante des attaques.
Dans ce contexte, le député national a vivement dénoncé, dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’inaction et le manque d’écoute des autorités nationales.
« Après plusieurs sollicitations d’audience restées sans suite, nous avons été chassés du ministère de la Défense alors que nous venions proposer des solutions », affirme-t-il, dénonçant une attitude qu’il juge inacceptable face à l’urgence sécuritaire.
L’élu appelle ainsi le gouvernement central à agir sans délai et interpelle le bureau de l’Assemblée nationale afin de ne pas entraver les initiatives de contrôle parlementaire.
« Certains ministres ne doivent pas se sentir intouchables pendant que la population continue de mourir », insiste-t-il.
Face à la multiplication des incursions armées, la pression s’accentue sur les autorités pour une réponse rapide et coordonnée.
« Le gouvernement central doit agir immédiatement pour mettre fin à ces massacres et restaurer la sécurité », conclut le député.
M.A.B.I
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