Rue 100 mètres, quartier Mirindi à Mambasa, sur le lieu de l'incendie, Photo © Ismaël Akilimali
Plusieurs semaines après l’incendie qui a ravagé les boutiques sur la rue 100 mètres, quartier Mirindi à Mambasa, la détresse des sinistrés reste totale. Plus de 80 maisons ont été réduites en cendres, laissant des centaines de familles sans abri, sans biens et sans moyens de subsistance.
Sur le terrain, les victimes affirment n’avoir reçu aucune assistance significative de la part des autorités locales ou nationales. Les députés provinciaux et nationaux, pourtant élus pour défendre les intérêts de la population, ne se sont toujours pas manifestés, alimentant un sentiment d’abandon et d’injustice parmi les sinistrés.
À cette situation déjà dramatique s’ajoute une réalité jugée révoltante par les acteurs sociaux : certains services de l’État exigeraient le paiement de taxes auprès des sinistrés qui tentent de reconstruire leurs habitations de fortune. Cette mesure est perçue comme une double peine pour des familles ayant tout perdu.
Face à ce silence des autorités, Papy Kalala, militant du Mouvement Citoyen LUCHA, lance un SOS en appelant à une intervention urgente de l’État et à la solidarité nationale. Il plaide pour une assistance humanitaire immédiate, la suspension de toute taxe à l’encontre des sinistrés et un accompagnement réel pour la reconstruction des habitations.
Pour les victimes de l’incendie de 100 mètres, chaque jour qui passe sans réponse aggrave la souffrance. À Mambasa, le SOS lancé par le militant Papy Kalala est un appel à la responsabilité et à l’humanité.
Ismaël Masiya Akilimali Bafoka
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