Musavuli Sindani Mukama Marocain, Député provincial
Une contestation sociale prend de l’ampleur dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, autour d’une pratique jugée abusive dans les points de vente de monnaie électronique. Le député provincial Musavuli Sindani Mukama Marocain, élu de la circonscription, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de taxation illicite sur les opérations de dépôt Mobile Money dont, Vodacom Mpesa et Airtel Money.
Dans une correspondance officielle datée du 7 février 2026, adressée au Chef de Division Provinciale de l’Économie Nationale de l’Ituri, l’élu provincial s’est fait le porte-voix d’une population excédée par des frais supplémentaires imposés lors des dépôts d’argent dans les services de monnaie électronique.
Selon le député Musavuli Sindani, ces prélèvements constituent une atteinte directe au pouvoir d’achat des habitants de Mambasa. Il s’interroge ouvertement sur le fondement juridique de cette pratique, estimant qu’aucune disposition légale ne justifie l’imposition de frais lors des opérations de dépôt.
« Quel est le soubassement légal de ces perceptions qui appauvrissent davantage nos concitoyens ? », s’interroge l’élu du peuple dans sa lettre.
Une exception propre à Mambasa
Autre élément soulevé par le député provincial : le caractère discriminatoire et localisé de cette taxation. Il souligne que cette pratique n’existe pas à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, ce qui rend son application à Mambasa d’autant plus suspecte.
Cette disparité géographique alimente la colère des usagers, qui dénoncent une injustice économique dans une zone déjà fragilisée par l’insécurité et les difficultés économiques.
Silence des services de l’État
Le député regrette également l’inaction des autorités compétentes, affirmant que ces perceptions se font « au vu et au su des différents services de l’État », sans aucune mesure corrective jusque-là.
Pour l’élu, ce silence équivaut à une tolérance implicite d’une pratique assimilée à une tracasserie financière.
Face à cette situation, Musavuli Sindani appelle la Division de l’Économie Nationale à intervenir urgemment, soit pour clarifier la légalité de ces frais, soit pour y mettre fin si leur caractère illicite est avéré. L’objectif affiché est de protéger les consommateurs et de restaurer la confiance dans les services financiers mobiles.
Afin de renforcer sa démarche, la correspondance a été largement diffusée aux autorités politico-administratives et aux acteurs économiques clés, notamment, le Gouverneur militaire de la province de l’Ituri, le Président de l’Assemblée provinciale, les responsables provinciaux des sociétés de télécommunication Vodacom et Airtel, les organisations patronales et économiques telles que la FEC, la FENAPEC et la COPEMECO, etc.
Une lutte contre les tracasseries financières.
La réaction des autorités compétentes est désormais attendue, un dossier donc à suivre…
Rédaction
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