La Société Civile Forces Vives du territoire de Mambasa (Ituri) ne cache plus son mécontentement. Lors d’une réunion élargie rassemblant toutes les composantes sociales ce samedi 04 avril, elle a présenté un tableau inquiétant de la situation sécuritaire, marquée par une augmentation des attaques attribuées aux rebelles des ADF. Ces violences répétées continuent de coûter la vie à de nombreux civils et plongent des milliers de familles dans l’errance, le tout dans une indifférence jugée inacceptable.
Dans une franche déclaration, son coordonnateur, Mungeni Yuma Imurani, a dénoncé ouvertement les failles du système de sécurité. Il met en lumière certains éléments des FARDC, accusés d’adopter des comportements « affairistes » qui vont à l’encontre de leur mission de protection des populations. La Société Civile exige leur remplacement immédiat, affirmant qu’aucune complaisance ne peut être tolérée face à une crise aussi grave.
De plus, elle critique le manque manifeste de volonté dans la lutte contre les ADF. Selon elle, les autorités possèdent les moyens d’agir mais hésitent à les mobiliser avec la rigueur nécessaire. Elle souligne que d’importantes ressources avaient été allouées contre d’autres groupes armés et dénonce une réponse inégale face à cette menace persistante et meurtrière.
La Société Civile de Mambasa interpelle directement les autorités nationales et provinciales, les appelant à prendre des mesures urgentes, concrètes et sans compromis. Pour elle, il n’est plus question de promesses ou de discours : seule une action militaire efficace, accompagnée de moyens adéquats et d’une discipline irréprochable, pourra mettre fin à cette hécatombe et restaurer l’autorité de l’État.
Face à l’ampleur de la crise, le message est clair : l’inaction n’est plus acceptable.
M.A.B.I
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