Réunion entre l'équipe de la société civile de l'Ituri et les forces vives de Nduye, chef-lieu de la chefferie des Walese Karo, Photo © Jean Lonkonji
Lors d’une mission dans la chefferie de Walesse-Karo en territoire de Mambasa ce dimanche 1er mars, la Société Civile Forces Vives de l’Ituri a tenu une réunion avec divers groupes sociaux pour recueillir les préoccupations des habitants. À l’issue des discussions, plusieurs plaintes ont été soulevées : tracasseries imposées par les militaires au poste de contrôle ainsi que par les Ecogardes de la RFO envers la population vivant dans cette chefferie.
Parmi ces préoccupations figurent l’interdiction de transporter des tôles et des clous pour la construction, ainsi que des violences basées sur le genre. Les Peuples Autochtones (PA) sont particulièrement vulnérables, car leur existence est intimement liée à la forêt. Selon les témoignages recueillis, certains agriculteurs seraient empêchés d’exercer leurs activités dans des zones situées en dehors de la réserve, aggravant ainsi l’insécurité alimentaire. De nombreuses familles comptent également des enfants malnutris.
De plus, une somme de 20 000 FC serait exigée aux personnes transportant du riz vers Nduye, une pratique jugée indigne par la population. Par conséquent, le coût de la vie élevé fragilise davantage les ménages déjà en proie à la pauvreté.
La Société Civile par l’entremise de son coordonateur provincial Dieudonné Lossa, souligne que ces agissements portent atteinte aux droits fondamentaux des citoyens, notamment le droit à la vie, au travail, à la libre circulation des personnes et de leurs biens, ainsi qu’à leur dignité humaine. Cette situation risque d’engendrer des tensions sociales et une crise de confiance entre la communauté locale et certains militaires ainsi que les écogardes.
Les peuples autochtones, déjà fragilisés, souffrent particulièrement car ils dépendent encore de la chasse, de la cueillette et du ramassage.
La Société Civile Forces Vives de l’Ituri condamne fermement ces tracasseries et extorsions devenues courantes dans cette entité. Elle appelle les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour protéger la population et rétablir l’autorité de l’État. Une attention particulière est requise concernant les Eco-gardes situés au PP de Pk30 (Bukulani), qui risquent d’exacerber le conflit entre les communautés locales et la réserve de faune à Okapi.
Ill sied de préciser que les autorités de la RFO n’ont pas encore réagi face à cette situation, c’est un dossier à suivre…
Rédaction
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