Réunis ce 7 avril 2026 à Bunia, les membres de la communauté Mambamusa n’ont pas mâché leurs mots.
Dans une déclaration publique aussi ferme que poignante lue par Dr. Pascal Bauwa Sweli son président, ils ont dressé un tableau alarmant de la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa, aujourd’hui en proie aux incursions répétées des rebelles des Allied Democratic Forces.
Derrière les chiffres et les discours officiels, c’est une réalité brutale que ces fils et filles de Mambasa ont voulu rappeler :
<> a-t-il rappelé.
Les membres de la communauté ont également dénoncé une absence choquante d’empathie et de réaction des autorités face aux massacres et aux souffrances vécues au quotidien.
<>, semblent-ils dire entre les lignes.
Plus grave encore, ils pointent du doigt le mépris des alertes lancées par les habitants eux-mêmes, pourtant en première ligne face aux attaques.
À cela s’ajoute une carence criante d’assistance humanitaire, laissant des milliers de déplacés livrés à eux-mêmes, sans les vivres ni soins.
Face à cette spirale inquiétante, la communauté Mambamusa ne se contente pas de dénoncer, elle propose.
Et ses recommandations sonnent comme un ultimatum moral :
Au Gouvernement congolais de déployer sans délai des troupes conséquentes pour neutraliser les ADF, d’apporter une assistance urgente aux déplacés, en vivres et en non-vivres et de prendre au sérieux les alertes locales, véritables capteurs de terrain.
À la population de Mambasa de rester vigilante face à la menace persistante, de
collaborer étroitement avec les FARDC pour renforcer l’efficacité des opérations.
À travers cette sortie médiatique, la communauté Mambamusa lance un avertissement clair : Mambasa ne peut plus attendre. Chaque silence institutionnel, chaque retard dans la réponse sécuritaire, creuse davantage le fossé entre l’État et ses citoyens.
Car au-delà des statistiques, c’est une population entière qui vacille. Et si rien n’est fait, c’est tout un pan de l’Ituri pourtant riche, stratégique et symbolique qui risque de sombrer durablement dans l’oubli et l’insécurité.
Jef.
