Le centre de Bafwabango, à 51 km de Niania sur l'axe Isiro, Photo © tiers
La coordination provinciale de la Société Civile Forces Vives de l’Ituri lance un SOS face à la recrudescence inquiétante des violences basées sur le genre dans le centre de négoce de Bafwabango, à 51 km sur l’axe Niania-Isiro dans la chefferie des Bandaka en territoire de Mambasa. Ceci découle de la mission d’itinérance effectiée par cette structure citoyenne dans cette contrée située à la limite entre les provinces de l’Ituri et du Haut-Uele.
Situation inquiétante des VBG
Devant la presse ce jeudi 26 février, le Coordonnateur provincial de la Société civile Forces Vives a indiqué que des femmes et jeunes filles seraient confrontées à une multiplication des cas de violences notamment, physiques, sexuelles, psychologiques et économiques, ainsi qu’à des mariages précoces et forcés.
Dans cette partie du territoire de Mambasa en Ituri, la peur s’installe et le silence gagne du terrain.
« Nous ne pouvons pas rester silencieux face à cette situation. La dignité de la femme est gravement menacée. Il est temps que les autorités et les partenaires humanitaires interviennent de manière urgente et coordonnée », a déclaré Ir Dieudonné Lossa dans les propos recueillis par MAMBASANEWS.CD.
Et d’ajouter :
« Selon les informations recueillies sur place, l’absence de mécanismes efficaces de protection communautaire aggrave la vulnérabilité des victimes. L’accès aux soins médicaux demeure limité pour les survivantes. Le manque d’accompagnement psychosocial et l’insuffisance d’assistance judiciaire laissent de nombreuses femmes sans soutien. La peur des représailles et la pression sociale entretiennent un climat d’omerta qui favorise l’impunité ».
Appel à une action urgente
Partant de ces problématiques, la Société Civile Forces Vives de la province de l’Ituri appelle les autorités administratives et sécuritaires à renforcer sans délai la protection des civils et à lutter contre l’impunité.
« Nous exhortons la justice à traiter avec diligence les cas signalés et invitons les organisations humanitaires tant nationales qu’internationales, à intensifier leurs interventions en matière de prise en charge médicale, de soutien psychosocial, d’assistance juridique et de prévention » poursuit le Coordonnateur provincial.
Il conclut en affirmant que la société civile poursuivra son plaidoyer jusqu’à ce que des actions concrètes soient engagées pour mettre fin à ces violences et restaurer la dignité des victimes car dit-il : « à Bafwabango, l’heure n’est plus aux constats. Elle est à l’action ».
L’avenir des femmes et jeunes filles de Bafwabango (PK51) repose désormais entre les mains des autorités compétentes et des organisations impliquées dans la lutte contre les VBG, dont l’intervention immédiate est cruciale. Il incombe à ces acteurs de briser le silence par une réponse coordonnée, qui inclue une rigueur judiciaire ainsi qu’un soutien humanitaire pour restaurer la dignité bafouée des femmes dans cette entité.
Rédaction
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