La société civile forces vives du territoire de Mambasa, par la voix de son coordonnateur Mungeni Yuma, a exprimé ce dimanche 10 mai sa vive inquiétude face à la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs localités de la chefferie des Babila Babombi, en territoire de Mambasa, province de l’Ituri.
Dans une déclaration faite à la presse, il a indiqué que plusieurs attaques attribuées aux rebelles des ADF ont été enregistrées ces derniers jours, causant la mort de plusieurs civils.
Selon lui, le premier incident majeur remonte au 27 avril 2026 à Biakato, où 19 personnes ont été tuées, dont cinq femmes, lors d’une attaque sanglante.
Plus récemment, dans la nuit du 8 au 9 mai 2026, un opérateur économique a été assassiné par des hommes armés non encore identifiés au village Luemba, situé dans le groupement Teturi.
Le même 8 mai, vers 16 heures, une nouvelle incursion rebelle a été signalée au village Mabuo, dans le groupement Bakaeko, toujours en chefferie des Babila Babombi.
Enfin, ce dimanche 10 mai 2026, les assaillants ont de nouveau frappé au village Mandumbi, dans le groupement Bangole, où un bilan provisoire fait état de cinq personnes tuées.
Face à cette série d’attaques, la société civile de Mambasa condamne fermement ces violences répétées et appelle les forces armées congolaises à intensifier les opérations militaires afin de traquer et neutraliser les rebelles partout où ils se cachent.
« Mambasa a besoin de la paix pour son développement », a conclu Mungeni Yuma.
Rédaction
