Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), section de Mambasa, a vivement réagi à l’attaque meurtrière attribuée aux rebelles ADF à Biakato, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Selon le mouvement, cette offensive a causé la mort de plus de vingt civils, plusieurs disparitions ainsi que l’incendie de nombreuses habitations.
Dans une déclaration rendue publique ce dimanche 10 mai, la LUCHA a exprimé sa compassion envers les familles endeuillées et les habitants affectés par cette tragédie.
« La LUCHA présente ses condoléances aux familles des victimes et compatit avec toute la population touchée par cette tragédie », indique le communiqué signé par la cellule de communication de la section de Mambasa.
Le mouvement citoyen a également dénoncé ce qu’il qualifie de graves manquements des services de sécurité présents dans la zone. Il accuse notamment les comités de sécurité locaux ainsi que certains services étatiques d’avoir ignoré les alertes lancées par la population avant l’attaque.
« Nous dénonçons la négligence des comités de sécurité et des services de sécurité, notamment l’ANR, la DGM et les FARDC, qui ont ignoré les alertes lancées par la population avant l’attaque », affirme la LUCHA.
Selon cette organisation, malgré l’existence de mécanismes communautaires d’alerte et de transmission d’informations, les assaillants ont pu agir sans rencontrer de résistance significative.
« Malgré les réseaux d’information et d’alerte communautaire existants, les assaillants ont réussi à commettre ce massacre en toute facilité », regrette le mouvement.
Face à cette situation, la LUCHA appelle les autorités administratives et sécuritaires basées à Biakato à prendre des mesures urgentes pour prévenir de nouvelles attaques et renforcer la protection des civils.
« La LUCHA demande aux autorités administratives et sécuritaires de Biakato de prendre urgemment leurs responsabilités afin de renforcer la sécurité et protéger la population civile. »
Cette nouvelle attaque relance les inquiétudes sur la persistance de l’insécurité dans plusieurs localités de l’Ituri et du Nord-Kivu, où les groupes armés continuent de menacer les populations malgré les opérations militaires en cours.
Rédaction
