L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a dénoncé ce vendredi 01er mai les sanctions prises à son encontre par le Trésor américain. Dans un communiqué publié la veille, il qualifie cette décision d’« injustifiée » et « politiquement motivée ».
Les États-Unis l’accusent de soutenir le mouvement rebelle M23 et son bras politique AFC, actifs dans l’est du pays. Une accusation que l’ancien chef de l’État rejette fermement, estimant qu’elle repose sur « aucune preuve irréfutable » et qu’elle s’inscrit dans le prolongement du « narratif du pouvoir de Kinshasa ».
Kabila rappelle son bilan à la tête du pays entre 2001 et 2019, évoquant la réunification du territoire, la sortie de guerre et la première alternance pacifique au sommet de l’État. Il considère que ces sanctions pourraient être perçues comme un « soutien à la dictature », dénonçant la répression des voix dissidentes en RDC.
Dans son communiqué, il affirme son attachement à l’unité nationale et à la paix dans la région des Grands Lacs, plaidant pour une « solution politique inclusive » à la crise congolaise, qu’il décrit comme une crise de gouvernance.
L’ancien président annonce qu’il se réserve le droit de contester ces mesures par des voies légales et d’exiger les éléments ayant motivé cette décision. Il invoque enfin l’article 64 de la Constitution congolaise et réaffirme sa « détermination » à œuvrer pour « rétablir la démocratie, l’État de droit et la cohésion nationale ».
Les sanctions américaines comprennent le gel de ses avoirs aux États-Unis et l’interdiction de toute transaction avec des ressortissants américains.
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